24 septembre 2011
Des couches lavables à l'Elysée !!!
Quinze mamans-couseuses se sont réunies en collectif pour adresser à l'Elysée, à l'intention de Mme Carla Bruni Sarkozy un colis composé exclusivement de couches lavables.
Précisons que cette action n'a rien de politique mais qu'il s'agit d'une action de communication pour faire connaître les lavables au grand public.
Au journal de 13h :
http://videos.tf1.fr/jt-13h/pour-ou-contre-la-couche-lavable-6720122.html
Article pour Natura Vox :
http://www.naturavox.fr/conso/article/des-couches-lavables-artisanales
"Les Couseuses françaises de couches lavables vous informent qu'elles s'apprêtent à offrir un cadeau à Carla Bruni-Sarkozy pour la naissance de son bébé. Le présent sera composé de plusieurs couches lavables (...) pour que le bébé à venir débute sa vie dans le respect de l'environnement, mais également pour que cet enfant ne souffre pas des nuisances apportées par les couches jetables. En effet, en trois ans, un bébé aura utilisé 35 m3 de couches jetables, soit la contenance d'une chambre d'enfant moyenne et ses fesses auront macéré 24h/24 dans un mélange chimique nocif".
"Pratiques, fiables et jolies"
"Pour la santé de cet enfant, les Couseuses françaises de couches lavables s'unissent pour faire découvrir ce moyen alternatif à la future maman, mais aussi pour montrer à tous que les couches lavables actuelles n'ont plus rien à voir avec celles de nos grands-mères. Elles sont aujourd'hui pratiques, fiables et jolies. Monica Bellucci et Marion Cotillard en ont déjà perçu les multiples intérêts pour leurs enfants et usent déjà de ce concept".
Extrait du Télégramme http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/carla-bruni-et-nicolas-sarkozy-des-couches-lavables-a-l-elysee-12-09-2011-1427567.php
18 avril 2011
Des subventions pour les couches lavables ?
A quand des subventions en France pour favoriser l'utilisation des couches lavables ?
Voici ce qu'on pouvait lire le 08 janvier 2011 dans Le Telegramme ( http://www.letelegramme.com/ )
Le comité syndical du Smettral 22 s'est réuni, hier, à Saint-Brieuc, sous la présidence de Thierry Burlot, pour le vote du budget primitif. Au-delà des chiffres, il a surtout été question de sensibilisation autri sélectif. Et à l'usage des couches lavables.
Avec 17.164 tonnes d'emballages ménagers triées au centre Généris de Ploufragan, et un taux de refus de seulement 9%, le bilan 2010 du Syndicat mixte d'étude du trides déchets ménagers de la zone centrale des Côtes-d'Armor (Smettral 22) est très satisfaisant. Dequoi réjouir son président, Thierry Burlot, qui voit dans ces chiffres «une réponse citoyenne» de la population à la question environnementale.
Un budget primitif en nette augmentation
Autre motif de satisfaction: grâce au nouveau barème Eco-Emballages, beaucoup plus favorable, le Smettral va voir ses recettes augmenter de l'ordre d'1,5MEUR. Conséquence: le budget primitif voté hier est en très nette augmentation. En fonctionnement, ilsera supérieur à 7,4MEUR cette année, contre 5,8MEUR l'an passé. Eninvestissements, il passe de 577.000EUR à un peu moins de2MEUR. Une aubaine qui va permettre au syndicat mixte d'augmenter considérablement les soutiens financiers apportés aux collectivités qui mettent en place le trisélectif sur leur territoire (50% en plus).
Favorable au retour des couches lavables
Ces prochains mois, le Smettral va aussi poursuivre ses actions de sensibilisation sur le sujet. Et en lancer de nouvelles. Comme ce projet, porté par Côtes-d'Armor Nature Environnement, auquel le Smettral apporte son soutien, quiconsiste à installer 18 plateformes de compostagecollectif entrois ans, dans les zones d'habitat groupés. Thierry Burlot défend aussi le retour aux couches lavables! Partant du constat que les couchesjetables pour bébés représentent 3.000 tonnes de déchets par an pour le Smettral-pour un coût de traitement évalué à250.000 EUR- «l'enjeu est considérable». Leprésident du syndicat mixte a donc décidé de recruter une animatrice qui ira à la rencontre des professionnels de la petite enfance, pour les sensibiliser. Viendra ensuite le temps de l'action. Quipourrait se traduire, comme le fait la communauté de communes du Pays de Quimperlé (29), par le versement d'une subvention aux familles jouant le jeu.
Gwendal Hameury pour Le Telegramme, 08/01/2011
14 janvier 2011
Des couches lavables pour les enfants de Haïti
Nous allons envoyer prochainement à Haïti des couches lavables par l'intermédiaire de l'association Les Amis de la Fondation l'Enfant Jésus.
Si vous voulez aider cette association, faire un don :
http://www.afej.asso.fr/accueil.html
12 novembre 2010
Pétition
Un collectif de parents soutenant Elisabeth Lathuille, sage-femme libérale dans le 74, et la possibilité d'accoucher à domicile, ont organisée une pétition en ligne.
A l'attention de conseil de l'ordre des sages-femmes
Nous, parents, faisons cette pétition pour soutenir Elisabeth Lathuille sage-femme libérale dans le 74 qui accompagne des accouchements à domicile (AAD) et en plateau technique au centre hospitalier d’Annecy et bien que connaisseuse de l’art de l’accouchement physiologique, serait plutôt une bonne fée comme bon nombre d’entre elle.
En 2010, la sécurité sociale a fait une enquête. Son objectif était, selon ce qui nous a été dit, de connaître ses activités et de réfléchir à une prise en charge des mères en retour précoce à domicile par des sages-femmes libérales…
Cette enquête se solde, pour elle, par un redressement financier en partie injustifié (refus de prendre en compte les cotations des visites après naissance pour les AAD, frais de déplacement non pris en charge par la sécu) et par un dépôt de plainte du conseil de l’ordre des sages-femmes notamment pour défaut d’assurance !
En ce qui concerne la sécurité sociale, Elisabeth doit rembourser 8000 €. Elle a déposé un recours amiable mais si celui-ci est refusé, elle va devoir faire un recours juridique, payer un avocat et faire valoir le droit à une juste cotation pour elle-même, ses pairs mais aussi pour nous !
En ce qui concerne la plainte du conseil de l’ordre, pour se défendre, elle va devoir payer un avocat et expliquer pourquoi elle ne peut pas payer 25.000 € d’assurance par an ! Heureusement l’Union National Syndicale des Sages-femmes (UNSSF) la soutient sur ce sujet.
Elle risque cependant un blâme, une suspension provisoire voir définitive et 45.000 € d’amende.
Nous, parents, sommes les premiers concernés par ce qui lui est reproché :
- L’assurance prohibitive pour les sages-femmes entraînera l’impossibilité d’accoucher à domicile
- Nous ne pourrons plus choisir en toute liberté le lieu de naissance de nos futurs enfants !
- Nous devons soit payer de notre poche les visites post-natales habituellement prises en charge par le régime social, soit assumer des dépassements d’honoraires très élevés que les sages-femmes doivent pratiquer si elles veulent continuer à vivre de l’accouchement à domicile.
Ce qu’il faut savoir :
- Une sage-femme, pratiquant des AAD, est payée une misère. Soit un forfait de 312.70 € qui comprend la disponibilité nuit et jour de la sage-femme à compter du 8ème mois, l’accouchement en lui-même, les heures de travail avec la femme qui accouche (6 à 12 heures) et une semaine de surveillance mère et enfant à domicile (visites post-natales). En comparaison, les visites post-natales d’une femme qui accouche à l’hôpital et rentre à la maison de façon précoce, sont remboursées systématiquement.
Savez-vous combien coûte un accouchement dans le système hospitalier et/ou privé ? Il faut compter au minimum le forfait accouchement de 312.70 € plus 860 € par jour auquel se rajoute encore tous les actes supplémentaires (péridurale, dépassement d'honoraire…)
- Le montant de l’assurance d’une sage-femme pour l’accompagnement d’accouchements à domicile est exorbitant et aucune sage-femme en France n’est assurée.
C’est une véritable « chasse aux sorcières » sachant que de nombreuses sages-femmes sont dans ce cas, harcelées, condamnées et finissent par baisser les bras et ne plus exercer pour les accouchements à domicile.
Pour soutenir Elisabeth ;
Pour la reconnaissance du travail des sages-femmes qui pratiquent des accouchements à domicile pour des grossesses à bas risques ;
Pour que les sages-femmes puissent avoir une assurance et une rémunération digne ;
Pour que les parents aient un libre choix de naissance sans surcoût ;
Pour soutenir cette action : signer la pétition
http://groups.google.com/group/pour-un-libre-choix-de-naissance
mail: pour-un-libre-choix-de-naissance@googlegroups.com
11 novembre 2010
Accoucher chez soi.
Accoucher chez soi, dans son environnement familier, sans couper le lien avec ceux qui nous sont proches, quand l'extraordinaire côtoit le quotidien, nous sommes de plus en plus nombreuses à faire ce choix. Certaines le revendiquent haut et fort, d'autres par peur des reflexions de leur entourage préfèrent se taire et gardent leur projet secret.
En France, actuellement, peu de sage-femmes accompagnent les AAD car les assurances obligatoires pour cet acte pratiquent des tarifs prohibitifs.
Voici quelques articles intéressants :
L'accouchement à domicile (AAD) est un accouchement ayant lieu au domicile de la femme enceinte. Il se démarque des accouchements en maison de naissance et en plateau technique (maternité) par le fait que la mère accouche dans un environnement matériel et humain qui lui est familier, ce qui joue pour certaines femmes le rôle rassurant que la médicalisation peut jouer pour d'autres. Un accouchement à domicile est le plus souvent assisté par une sage-femme, parfois par un médecin. Il existe aussi des accouchements à domicile planifiés sans aucune assistance médicale, les accouchements non-assistés (ANA), et il arrive que des femmes qui n'y sont pas préparées fassent un accouchement non-assisté inopiné lorsqu'elles n'ont pu contacter à temps un praticien médical.
L'accouchement à domicile concerne 90% des naissances dans le monde. Dans les pays développés, l'accouchement à domicile a reculé au cours du XXe siècle, et en particulier après la Seconde Guerre mondiale, car l'accouchement à l'hôpital s'est généralisé sous l'influence des progrès techniques et des transformations sociales. Alors que l'accouchement à domicile est relativement répandu dans les pays d'Europe du Nord, dans les pays latins du Sud de l'Europe, et en particulier en France, cette pratique est souvent considérée comme archaïque et parfois dangereuse malgré les études qui montrent que sous certaines conditions, il n'augmente les risques ni pour la mère ni pour l'enfant. On constate néanmoins, y compris dans ces pays, un regain d'intérêt pour une moindre médicalisation dans le cadre de ce qu'on appelle l'accouchement naturel, témoignant du fait que cet événement est envisagé comme un événement familial et intime qu'il convient de préserver plutôt que comme l'objet d'une intervention médicale à haut risque.
Extrait d'un article de Wikipédia. Pour le lire en entier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accouchement_%C3%A0_domicile
07 novembre 2010
Qu'est ce que la CNV ?
Qu’est-ce que la communication non violente ?
Dans une communication verbal ordinaire, où l’un présente, et l’autre approuve, il semble difficile d’être sincère, en même temps, envers les autres, et envers soi-même. C’est à partir de là, que la communication non-violente trouve son importance. D’une manière simplifiée, elle est la capacité particulière de dire à son interlocuteur ce que l’on veut réellement dire, sans que cela ne paraisse choquant ou blessant, pour celui qui reçoit le message, et, sans que la communication ne soit atténuée, par rapport à ce que l’on ressent, et à ce que l’on pense. En d’autres termes, c’est l’aptitude à être sincère envers soi-même et envers les autres. Mais pour que cela puisse arriver, il est nécessaire de prendre en compte les besoins de l’autre avec ses propres besoins. Alors, une relation « donnant-donnant » se crée véritablement entre les protagonistes.
Cette forme de communication suit, en fait, un processus mis au point, par Marshall B. Rosenberg, au cours des années soixante-dix. Il s’est alors basé sur les actes et les écrits de plusieurs grandes personnalités, dont Gandhi, pour établir une relation harmonieuse entre la pensée, le langage, la « manipulation psychologique », et le savoir-faire communicationnel. L’objectif visé était d’éviter de sombrer dans la communication verbale, désignée comme agressive, pour entrer dans une toute nouvelle forme de communication permettant réellement d’entrer en relation, avec une autre personne, et avec soi-même, dans la plus grande sincérité possible.
Quel est le processus de la communication non-violente
Pour établir une communication non-violente, il est impératif de suivre scrupuleusement quatre étapes bien précises. Tout d’abord, il y a l’ « observation », qui consiste simplement à faire la description de la situation, base de la communication future. Prenons le cas d’un document important, qu’un de vos amis a oublié chez lui. Vous pourriez simplement dire : « Ce document est utile pour mon inscription. » Ensuite, il y a l’étape du « sentiment », durant laquelle il est nécessaire de communiquer clairement, à l’autre, les sentiments que vous ressentez, lors d’une situation bien précise. Avec le même cas, vous pourriez dire : « je suis déçu par ton attitude ». Puis, il y a le « besoin », qui consiste à montrer, à votre interlocuteur, ce qui compte réellement pour vous. Avec toujours l’exemple de tout à l’heure, un exemple de phase serait : « J’aurais dû chercher ces documents moi-même ». Et pour finir, il y a la « demande », qui doit contenir certaines caractéristiques, comme le fait d’être clair, actuel, positif, réaliste et réalisable, et qui permet une réponse. Comme, par exemple : « La prochaine fois, utilise un pense-bête ». En accomplissant chacune de ces étapes, il ne faut pas oublier de faire attention au ton de la voix, et aux mouvements du corps, qui pourraient véhiculer de la violence. De plus, en utilisant souvent le pronom « je », la pression que subit votre interlocuteur diminue.
En termes clairs, la communication non-violente se base sur trois choses bien distinctes. En premier, il y a le besoin (physique, psychologique, sentimental, moral, etc.), qui doit être montré et satisfait, sinon il pourrait créer une forme d’agression. Deuxièmement, il y a la sincérité, qui peut se présenter de deux manières : la sincérité, dite de la girafe, qui consiste à faire savoir à l’autre les sentiments et les désirs que l’on ressent, et la sincérité du « chacal », qui consiste à expliquer clairement à l’autre l’image que vous avez de lui, en bien ou en mal. Et en dernier, il y a le vécu. C’est-à-dire que pour faire de la communication non-violente, il faut la vivre constamment, jusqu’à ce qu’elle devienne un réflexe. Cependant, il faut faire la différence entre, répéter automatiquement comme un robot, et vivre une expérience jusqu’à l’assimiler complètement.
L’utilité de la communication non-violente
Avant toutes choses, il est important de dire que la communication non violente est pratique dans n’importe quel domaine. Que ce soit en milieu familial, en milieu professionnel, voire en milieu diplomatique, son usage peut apporter de nombreux bienfaits. D’abord, elle permet d’exprimer réellement ce que l’on ressent, et ce que l’on pense. C’est donc un moyen qui permet d’être réellement sincère, envers soi-même. Ensuite, elle se présente également comme un rempart contre les interprétations erronées, que les autres peuvent faire de vos propos. Elle garde donc en phase, une personne et ses idées. On peut alors constater, qu’elle développe la confiance, et l’estime, que l’on a pour nous même, et pour les autres, permettant ainsi de créer les bases d’une relation stable et durable.
En bref, la communication non-violente ne se résume pas en quelques étapes scientifiques à suivre, c’est surtout une manière de vivre en harmonie avec autrui tout en respectant nos idéess et nos émotions.
22 octobre 2010
La Bibliothèque
L'association, ses actions
Ma Terre Née Bio a pour vocation de promouvoir le maternage naturel, d'informer les familles sur l'accouchement à domicile et de les soutenir dans ce choix, d'accompagner les parents dans l'éducation respecteuse de leur enfant, de rompre l'isolement des mères au foyer en proposant des sorties, goûters, cours de couture ( couches lavables, vêtements d'enfants ), cours de portage en écharpe, soutien à l'allaitement, prêt de livres, dans le val d'oise.
Pour cela, Ma Terre Née Bio dispose de plusieurs moyens :
- Rencontres régulières au siège de l'association mais aussi chez les membres qui le désirent, réunions chez des professionnels de santé tels que les sages femmes avec démonstrations de portage en écharpe, présentation d'alternatives bio telles que les couches lavables, les lingettes lavables, les coupes menstruelles, les protections féminines lavables, comment entretenir sa maison de façon plus respectueuse de l'environnement, mais aussi discussions sur la communication non-violente...
- Vente en ligne de couches lavables de la marque Bear And Ours ( la dite marque appartenant à Ma Terre Née Bio ) ainsi que d'autres articles pour les enfants et leurs mamans, confectionnés bénévolement par les membres de l'association.
L'association étant à but non-lucratif, les bénéfices des ventes servent à promouvoir et financer les actions de Ma Terre Née Bio.
En achetant dans la boutique Bear And Ours, vous aidez par exemple Ma Terre Née Bio à acquérir de nouveaux ouvrages pour sa bibliothèque, à offrir à ses membres un atelier massage pour bébé...
Les statuts de l'association sont à la disposition de chaque membre.
La cotisation annuelle est de 20 € par membre.
16 janvier 2010
La Naissance à la maison de Pellinor
Voilà, tu es né.
Petit corps tout chaud déposé entre mes cuisses par ton père. Tu as 11 jours aujourd’hui et je n’en reviens toujours pas.
Je l’ai rêvée, imaginée, ta naissance ! J’attendais une fille, tu es un garçon !
Aucune déception. La douleur de l’enfantement a cessé. D’un coup. Je t’entends crier, tu es derrière moi puisque j’ai accouché à quatre pattes. La voix de ton père tremblante d’émotion « Oh regarde !!! » Je te regarde. Je ne t’ai pas regardé tout de suite car je soufflais après ce long travail. Tu es là, tout beau, tout propre, avec un beau cordon et tu cries ! Tu cries si bien mon amour ! Je savais que tu allais bien ! Je te prends dans mes bras mais ton cordon est trop court alors je dois rester à genoux. J’aurais voulu qu’on attende que ton cordon cesse de battre pour le couper mais je ne peux pas m’assoir. J’ai les pieds bleus ! Je tiens ton cordon entre mes doigts, c’est une première pour moi et j’aide le médecin à le clamper en tenant les ciseaux. Toi, tu tètes déjà ! C’est ton père qui a coupé ce fil qui te relie encore à moi. Tu cries toujours, je te serre contre moi et je m’étends dans nos doux draps. Tu tètes bien, tu as d’ailleurs trouvé le sein tout de suite et tu tète déjà efficacement au grand étonnement du Dr C. !
Mon Amour ! Comme c’est bon de sentir ton corps si petit et si chaud, ta peau si douce ! Tu resteras ainsi, nu, peau à peau contre moi jusqu’en fin de matinée.
Cette naissance à la maison nous l’avions préparée depuis plusieurs mois, bien avant que tu sois conçu. Nous en avions discuté avec ton papa et il était de mon avis : si nous avions encore un enfant, il n’était pas question qu’il naisse autrement que dans notre foyer. Nous ne voulions pas que tu sois brusqué, examiné sous toutes tes coutures dans une pièce trop éclairée. Nous aurions pu choisir que tu naisses comme ton frère à la maison de naissance mais nous souhaitions passer à autre chose, j’avais besoin aussi de me prouver que je pouvais accoucher seule, en tout cas sans la sécurité relative de la structure hospitalière et je ne voulais pas mettre tes frères à l’écart.
Quand nous avons su que ta vie palpitait en moi, nous avons cherché la sage femme qui nous accompagnerait quand le temps serait venu de te mettre au monde.
Nous avons rencontré P., une écossaise, qui avait une vision très idéalisée de la grossesse. J’attendais chaque visite avec impatience. Elle me posait des tas de questions sur mon ressenti et m’a aidé à déculpabiliser à propos du décollement placentaire que j’avais eu pour Berën. J’avais très peur de te perdre ! Peur d’un nouveau décollement ! Elle a insisté pour que nous fassions ta déclaration de grossesse avant même les 12 semaines légales pour te donner l’importance que tu méritais et te donner envie de continuer en mon sein !
Nous n’avons hélas ! pas pu poursuivre avec P., ses honoraires étant trop élevés pour nous.
Retour donc à la case départ. J’en ai passé des coups de fils avant de faire la connaissance de Claire ! A peine à 30 minutes de chez nous et qui de surcroît travaille également à la Maison de Naissance. Nous avons immédiatement eu confiance en Claire. Malheureusement, il fallait que nous trouvions une « solution de dépannage » vu qu’elle souhaitait partir quelques jours en vacances du 28 décembre au 02 janvier. C’est elle qui nous a donné les coordonnées du médecin qui nous a accompagnés finalement.
Un jour, en discutant sur un forum, j’ai fait la connaissance de Bérengère. Elle préparait son diplôme de doula et elle me proposa de nous accompagner bénévolement pendant cette grossesse et lors de ta naissance.
J’avais décidé d’écouter mon ressenti, de faire confiance à mon corps. De te faire confiance. Je savais que si quelque chose n’allait pas tu me le ferais savoir !
Ton père était inquiet de me voir travailler autant et ne pas me ménager mais même si j’étais très fatiguée, je me sentais capable de faire toute ces choses.
J’ai refusé de faire la plupart des examens habituels. Pas de O’ Sullivan, cet affreux test ou on nous fait ingurgiter du glucose à jeun. Pas de prise de sang mensuelle, un seul test urinaire, une prise de sang seulement en début de grossesse et une autre à la fin (pour l’anesthésiste, oui, j’ai dû le rencontrer « au cas où »), et le dépistage du strepo B (que je savais déjà positif puisqu’il l’était pour Berën). Un seul toucher vaginal environ un mois avant ta naissance car j’avais la sensation que mon col s’était modifié.
La préparation s’est faite avec Bérengère. Nous discutions pendant des heures, c’est elle qui m’a appris le chant prénatal qui m’a si bien aidé ensuite !
J’avais des contractions de plus en plus douloureuses depuis 24h, ce 31 décembre. Nous avions prévu un petit réveillon rien que tous les deux, ton papa et moi. Nous sommes allés faire quelques courses. Je savais que c’était la dernière fois que je sortais en courses avant ta naissance. Je dis à Seb que je ne veux pas accoucher maintenant, qu’il faut que le bébé attende le retour de Claire ! Il peut arriver le 02 au soir mais pas avant !
Un peu plus tard nous sommes allés chez tes grands-parents paternels emprunter leur service à fondue. Ils auraient voulus que nous restions pour l’apéro, mais avec des contractions de plus en plus fortes, j’étais pressée de rentrer !
Nous avons peu mangé : je n’avais pas d’appétit. Nous nous sommes couchés vers 23h.
A minuit, je suis réveillée par les gens dans la rue, les klaxons et les « bonne année ». Je ne me rendors pas car survient une contraction différente, plus « profonde ». Les heures passent. Je sens que ça contracte de plus en plus, toutes les 10/15 minutes, puis 5 minutes. Il est 4h30 du matin, je vais aux toilettes et en me recouchant, je réveille Seb. Je lui annonce que je pense que le travail a commencé. J’essaie de dormir un peu mais je me réveille à chaque contraction et Seb va me couler un bain. Il est 6h30 quand je lui demande de prévenir Bérengère et le Dr Courteaud mais il ne parvient à les avoir que vers 7h. J’ai peur que Berën se réveille, je voudrais que Bérengère soit là !
Je te parle, mon bébé ! Je te dis que tu vas naître, que tu as beaucoup de chance car tu as le papa le plus extraordinaire qu’un bébé puisse rêver et deux frères merveilleux, que je t’aime et que je ferais tout pour te rendre heureux ! Je pense aussi à Mamie Odette, je lui parle, lui dit comme j’aurais aimé qu’elle soit encore là et je la sens sur mon épaule.
Bérengère arrive vers 7h30, suivie de prés par le médecin. Je suis toujours dans le bain. Bérengère m’aide à respirer et me fais repartir sur mes sons. Je dois sortir du bain pour que le médecin examine mon col.
Je souffre depuis des heures et je ne suis qu’à 5 cm ! Je me sens un peu dépitée, je pensais être au moins à 7 cm !
Berën se réveille vers 8h. Seb le lève, lui fait son chocolat et Berengère décide de rester avec lui.
Le docteur est reparti : il repassera plus tard.
Je suis seule avec Seb dans la chambre, sur le ballon. Je bouge à chaque contraction.
Mon homme a déjà installé les alèses et la bâche au sol.
A chaque contraction, je m’accroche à son cou. C’est bon d’être seuls.
Peu de temps auparavant j’ai l’impression que j’ai une fissure haute de la poche, nous appelons le médecin et je prends un comprimé de Dalacine en prévention à cause du strepto B et le médecin dit à Seb qu’il arrive bientôt.
Je vais sur le lit pour changer de position. Je me mets à quatre pattes, accroupie, je m’assois. Je crois que j’ai dû tester toutes les postures ! Je suis bien, à quatre pattes ou accroupie, la tête sur les quatre oreillers. Seb me perle, m’embrasse, me masse, me caresse. De temps en temps il monte voir Berën et Berengère prend le relai. Elle me dit « Berën est comme un lion en cage, il ne comprend pas, il faudrait l’éloigner un peu ».
J’en parle à Seb qui hésite un peu avant d’appeler ses parents qui arrivent peu après le retour du médecin. Je ne sais pas quelle heure il était alors, nous avions perdu toute notion du temps. Il était peut-être aux alentours de 10h.
Nouvel examen, mon col a à peine bougé d’un cm. Je me demande ce qui se passe !
Pourquoi mon bébé ne veut pas sortir ? Je crois revivre la naissance de ton frère avec ce long travail de 22h avant sa naissance.
Je retourne dans le bain. C’est là que je me sens mieux. Et puis, c’est drôle mais mes contractions s’espacent chaque fois que le docteur rentre dans la chambre ! Il est très gentil, mais il me déconcentre, il entame une conversation avec Berengère juste au pied du lit.
Et puis ça m’importune quand il vient me faire m’examiner ou écouter ton cœur, mon bébé, je sens que tu vas bien ! Tu bouges bien même pendant les contractions et quand il appuie sur mon ventre avec son stéthoscope pendant que je contracte, ça fait mal ! Je ne supporte pas non plus qu’on s’asseye sur le lit, ça bouge et ça me fait mal ! Berengère le voit et le dit à Seb.
Quand je suis dans le bain, je suis plus tranquille et je gère bien mieux. Les contractions sont plus profondes encore, plus fréquentes, toutes les 1m30. Le Dr C. est reparti. Seb le rappelle « elle contracte toutes les 1m30 pile ! ». Le médecin va se remettre en route. Je pleure, je pense à mamie Odette. C’est elle qui m’accompagne depuis le début du travail, je la sens prés de moi, je pense à elle si fort ! Je pense aussi à toutes ces femmes qui accouchent depuis la nuit des temps.
Je sors du bain, je n’ai pas envie qu’il m’examine ! Je préfère ne pas savoir que d’être déçue !
Et puis comme tout à l’heure, les contractions s’espacent à nouveau à l’arrivée du docteur. C’est sa présence qui m’empêche de lâcher prise. Je pleure dans les bras de Seb. Je dis que je ne vais pas y arriver, que c’est trop dur, que je ne vais jamais accoucher.
Seb me dit que c’est pour bientôt, que quand j’ai mis Berën au monde il est sorti peu de temps après que je commence à désespérer.
Mais moi je sens que tu ne viens pas ! Je pense que tu ne veux pas me voir car j’ai eu tant de doutes pendant ma grossesse ! J’en parle à mon Seb qui me rassure, me serre dans ses bras, me dit que je suis forte et qu’il est fier !
Le médecin m’examine : ça avance, mais j’en ai encore pour un moment !
Il repart peu après. Je vais dans la salle avec Seb et Berengère, je me mets sur le canapé et à chaque contraction, je m’accroche à la barre. Là, j’ai très mal, je vais aux toilettes et je n’arrive plus à me relever ni ensuite à descendre les escaliers. Je n’ai toujours pas lâché prise, je demande à Seb de donner à manger à la tortue !
Je ne sais pas quelle heure il est. Il est tard sans doute. Est-ce que mon bébé va naître ce 01 janvier ? Je ne pense pas, de toute façon, je ne pense plus, j’ai trop mal, je veux juste que cela cesse !
A chaque contraction, je chante (en fait ce sont des sons graves qui résonnent dans ma cage thoracique et qui me soulagent).
Je retourne dans le bain. Le Dr C. est revenu et Seb et Berengère insistent pour que je sorte mais moi je ne veux pas ! La tête posée sur le bord de la baignoire, j’ai l’impression que mes sons résonnent mieux et me soulagent plus qu’en dehors du bain. Je dispute Seb qui veut absolument que je change de position « fiche-moi la paix, j’en ai marre que tu me dises tout le temps ce que je dois faire ». Le pauvre ! Je le fais pleurer et je m’excuse aussitôt. Je sais qu’il est impatient de tenir son bébé et qu’il souffre de me voir ainsi, que s’il pouvait il prendrait ma douleur.
Je sors du bain, et c’était la dernière fois !
Berën est rentré et couché. J’ai un peu peur de le réveiller mais apparemment il dort bien.
Par moment, je sens que ça pousse mais ce n’est pas comme pour Berën, alors je ne sais pas trop. Je ne veux toujours pas d’examen mais je finis par céder, je sens que le médecin commence à stresser. J’ai pris un peu d’homéopathie que m’avait donné Paméla, ma première sage femme et aussi des granules qu’Isabelle ma Sage femme pour Berën m’avait donné le jour de mon accouchement.
Je passe du ballon au lit. « Bon d’accord, tu peux dire à Courteaud qu’il peut venir ».
Il me dit que je suis à dilatation complète ! Je n’y crois plus ! « Je sens même ses cheveux, la poche est bombée, je pourrais la percer »
Moi : « non, non, surtout pas ! ».
Il me demande si ça pousse, « bah oui, part moment mais c’est bizarre, pour Berën ça poussait tout seul et paf il est sorti ! »
Seb me dit de pousser pendant les contractions pour voir. Eh ! C’est que ça soulage en fait ! Ça fait moins mal du coup ! Alors je pousse même en dehors des contractions. Le docteur a voulu que je reste sur le dos mais moi je ne veux pas, ça fait trop mal comme ça ! Il me dit « mais pourtant, c’est plus pratique », oui, pour lui, sûrement ! Après avec Bérengère nous aurons la même remarque : on voit bien qu’il n’a jamais accouché, lui !
Je me mets sur le côté car je ne peux pas me lever et je n’en ai pas envie. Mais je sens que ça coince ! Je vais à 4 pattes mais j’ai une douleur comme un point de côté alors je me remets vite dans ma posture initiale. Berengère soulève ma jambe gauche, je pousse sans arrêt, je sens que je m’épuise, j’en ai marre, je veux que tu sortes ! Le médecin écoute ton cœur : tu vas bien mais ça, je le sais.
Maintenant il appuie sur mon périnée, je lui dis d’arrêter, ça fait super mal ! Je ne veux plus qu’on me touche ! Je veux juste Seb !
Le docteur lui suggère d’aller prendre un peu l’air car il à l’air épuisé. Non ! Moi je ne veux pas ! Je veux qu’il reste ! J’ai besoin qu’il m’aide à repartir sur mes sons en chantant avec moi. Ça me soulage ! Il prend ma main, la serre et me dit qu’il faut que je retrouve cette force qui m’animait juste avant la naissance de Berën, que je n’ai pas cette lueur dans les yeux que j’avais alors.
Je comprends ce qu’il veut dire. Alors je la puise en lui, cette force que j n’ai plus. Je suis crevée, cela fait plusieurs heures que j’arrive par moment à m’assoupir entre les contractions. Je ne sais même pas quelle heure il est. J’ai l’impression que ça n’en finira jamais. Et puis je ne sais même plus d’ailleurs ce que je fais là. Je regarde les yeux de mon Amour, ces mêmes yeux qui ont accueilli Berën le jour de sa naissance, ce regard empreint de force, d’amour et de confiance. Je ne veux pas le décevoir. Allez, il faut qu’il sorte ! Que tu sortes, mon bébé, je suis avec toi, je suis là pour toi, je t’accompagne.
D’un coup je me redresse et me mets à quatre pattes et là je pousse et oh ! Je sens qu’il se passe quelque chose ! Il y avait un « truc » qui coinçait dans mon sacrum à chaque poussée quand j’étais sur le côté et là je sens que « ça sort ». Bérengère est couchée prés de moi « c’est très bien ce que tu fais ! Continue ». Seb est prés de moi, il me communique sa force.
Je sens une boule dans mon vagin ! Oh, ça brûle ! Je crie ! Je n’ai plus peur de réveiller Berën.
Je me dis que plus je vais pousser et plus vite s’en sera terminé de cette douleur qui me broie.
Oui, je me sens broyée de l’intérieur, Mais je n’arrive pas à pousser tout de suite, ça fait trop mal !
Je me souviens de la naissance de mon Berën et là je pousse de toutes mes forces ! Je sens que ça avance ! Mais pourquoi il ne sort pas ! Le médecin regarde s’il n’y a pas de procidence du cordon. Non, c’est bon.
Je pousse encore et encore de toutes mes forces (il m’en reste ?). Seb est derrière moi, mon homme, mon Amour, il voit la tête ! Le médecin dégage l’épaule.
Je pousse encore et je sens d’un coup un immense soulagement.
Tu es né Pellinor. Ton papa t’a attrapé au vol.
Depuis, je te regarde dormir, je te hume. Je me sens animal, mère chatte avec toi comme je l’ai été déjà deux fois auparavant. Entre nous existe une communication inconsciente. Notre aventure a commencé bien avant ta naissance. Il y a eu des hauts et des bas, des doutes parfois mais cela fait partie de notre histoire et je crois que c’est ce qui a forgé notre amour et ce lien.
Pendant que tu tétais si bien, le médecin a aidé ton placenta à descendre. J’aurais souhaité que l’on attende qu’il se décolle seul mais mon col se refermait déjà.
Seb a écouté avec intérêt toutes les explications à propose du placenta, l’a examiné avec le docteur. Il était petit.
Nous l’avons mis au congélateur et quand les beaux jours seront là nous iront le planter en Brocéliande dans la forêt, sous le plus bel arbre afin que les fées te protègent, mon petit Roi Pellinor !
09 mars 2007
A la Maison de Naissance : Berën raconté par son papa
Dans la nuit de mercredi 7 mars a jeudi a 00h30, les signes sont là : contractions rapprochées, toutes de meme intensité, tout pour nous dire: cette fois c'est la bonne ! On l'espere en tout cas à ce moment la. Alors on fait les verifications d'usage, spasfon, bain chaud et oui un moment apres les contractions sont toujours là, pas trop rapprochées mais suffisamment.
On attends toujours, car on se dit apres tout si le gros du travail se fait a la maison c'est touours mieux qu'a l'hopital!
2h50, là, ca devient plus fort, plus rapproché. C'est bon on se decide a appeler la sage femme qui suit la grossesse, elle nous l'a deja dit : n'importe quand n'hesitez pas! Ca déccroche, elle dit : partez je vous rejoins, elle doit travailler le 8 de toute façon nous dit-elle, mais bon commencer a 3h00 du mat !!! On arrive vers 3h30, on s'installe. Pas de problème les contractions sont toujours là. On monte, on nous ammene dans une des salles de la future maison de naissance de l'hopital, (ce n'est toujours pas ouvert la Préfecture n'ayant pas donné le feu vert) mais comme toutes les salles sont prises les baignoires aussi. La salle est sympathique, grande pas d'appareillage un balcon, et... une baignoire. On coule un bain. Ma fanny s'y installe et la sage femme y met des huiles essentielles, très bonne odeur de parfum mélangés, mais avec une forte odeur de girofle néanmmoins tres agrable et relaxante.
le temps passe on prends notre temps, tout va bien les contractions sont toujours là. A ce moment la il doit ëtre vers les 6 heures Fanny sort, le vrai travail ne commence pas. On redescends dans la salle de travail, nettement plus ammenagée d'appareillage. Fanny s'installe du mieux qu'elle peut, ca lui fait mal mais c'est toujours supportable. Le temps passe, des contractions, pas de travail...
La sage femme lui donne quelques granules d'homéopatie, elle fait des études à ce sujet (nous avons désirés faire un accouchement des plus naturel, la sage femme, qui travaillera dans la futur masion de naissance travaille en ce sens et nous laisse libre de faire a notre guise). Nous croyons fortement aux remedes homeopatiques, Fanny a deja du en parler, elle a fait un décollement du placenta, réparé grace a ca !
8h00 toujours pas de travail sérieux, on commence a fatiguer, je suis debout depuis le 07/03 7h00 et fanny 10h00, depuis pas dormi et pas mangé. On tente encore quelques trucs homeopatiques, ca provoque des contractions, mais .... toujours rien, ca n'est pas assez fort. Ce bébé réparateur de placenta a fait une vrai forteresse autour de lui, et les murs ne cedent pas si facilement ! Pourtant il en fait des efforts ce bébé, je lui ai parlé, et grace a l'haptonomie et de longues heures de travail en ce sens... il m'ecoute et me comprend. Je lui dit : pousse bébé, il pousse! Je lui dit: met bien tes petits pieds en haut et pousse fort avec ta tête : il le fait! Hélas tout les efforts de ce bébé merveilleusement fort, je crois ma Fanny sur parole car j'en vois ses pieds a travers son bidon tellement il pousse, ca ne suffit toujours pas !
9h00 plus rien ! enfin presque des contractions légères et fortes en alternance, mais très espacées, irrégulières et la on se dit : non, c'est aps possible tout ca pour rien, c'est pas possible, ca doit etre une erreur tous les signes étaient là !
La sage femme, donne a nouveau autre chose, toujours homeopatique, et nous dit: si la toujours rien, j'ai un truc en reserve mais on verra plus tard..
11h00... rien, je vais a la pharmacie chercher d'autre truc et des ingrédients demandés par la sage femme (eau petillante et nectar d'abricot ...homeopatie .... rien....
12h00 la sage femme nous dit la, je sors ma botte secrete, une mixture avec les ingrédients qu'elle m'avait demandé, auxquels elle mélange: de l'huile de ricin (je me dit aille elle va douiller c'est super laxatif). Elle prepare sa mixture, on a un peu attendu quand meme et a 13h00 nous dit : rentrez chez vous prenez en route un peu de ma mixture attendez que ca agisse, ca met un peu de temps. Ok on rentre, je tiens a dire que lorsque qu'elle a ouvert la bouteille devant nous ca a fait une détonnation, hyper rassurant le truc, mdr.
En route elle goutte, le truc est ignoble, une odeur entre l'ether et le feutre veleda, on se doute que le gout va avec. Grosse crise de fou rire, car on se dit que si on se pincer avec un truc pareil par les flics on est bon pour un interrogatoire ! J'ai trop faim, je me réchauffe du riz et on se couche.
16h15 on se reveille, le telephone a du sonner je crois... Fanny me dit: ca fait rien son truc! (en mon fort interieur je me dit: a mon avis c'est que ca n'a pas fini d'agir ! ) Elle se leve, et la, elle cours aux toilettes avec une tete pas possible, je lui dit: ca agit pas ma chérie? d'un ton ironique. Je vous fait pas de détail mais je pense que si vous avez un jour une constipation passagère, l'huile de ricin est pour vous !!! Elle se vide 2 fois.
Je lui prépare un bol avec de la compote et du fromage blanc histoire de la remplumer, elle me dit que les contractions ont repris. Elle se douche, je la tire de la baignoire car elle se tord dans tous les sens, je prends aussi ma douche et on part vite fait a l'hopital.
17h30 la sage femme se demandait si on allait revenir , toujours des contractions, elle s'installe, s'allonge, et ... plus de contractions !!! Merde !
Je me dit ya un trucs c'est pas possible, je redresse le lit et en position assise les contractions reprennent ouf me dis-je ! Allez hop un peu d'homeopathie et ya plus qu'a attendre... attendre... On fait que ca. La sage femme nous en a parler en revenant, la poche des eaux... en veritable dernier recours : la percer ! Je l'encourage ma fanny elle tient bon..
20h40 ou a peu pres je crois, la sage femme demande si on veut percer la poche, pas d'hesitation (moi c'etait sur en voyant la fatigue sur le visage de fanny), Fanny dit oui. La sage femme, met ce gant pour verifier le col et prends un ustensile en vue de percer la poche, mais pas besoin d'ustensile, elle gratte un peu et ca se romp tout seul. La réaction ne se fait pas attendre, CA FAIT MAL ! les contractions sont tres fortes, elle souffrent, elle fatigue.
21h10 on demande a ma fanny si elle veut le masque, ca aidera peut etre. A part la rendre a moitié stone, je vois pas en quoi ca l'aide, elle a toujours tres mal. je suis toujours la, je l'encourage, mais a sa tete je vois qu'elle en peut plus, elle est si pale, chancelante...
Pourtant de l'energie elle en a toujours, car a chaque contraction, elle me tiens les mains ou le bras, je savais qu'elle avait de la poigne mais la, elle manque de me briser un truc a chaque fois. Avec le reculje me dis que j'ai du etre aussi préparé a un accouchement, parceque sans mentir si je lui avais pas dit de descendre ses mains sur mon bras, elle m'aurait soit brisé une épaule ou étranglé. Pourtant ce matin en me réveillant pas un bleu, j'ai de la poigne mais ma femme hier soir en avait 10 fois plus.
21h30 elle supplie, elle n'en peut plus, elle demande a la sage femme a ce que l'anesthesite pointe son nez maintenant : elle veut une peridurale ! La sage femme lui dit que ce n'est pas possible, il est surbooké, ce soir 7 accouchements en 2 heures !
21h40 elle supplie toujours, je lui dis que ca y est presque on arrive au bout, elle n'y croit pas mais moi oui! La sage femme lui redit les inconvenients de la peridurale et moi je lui rappele qu'a son premier accouchement l'abruti d'anestesiste l'a piqué 22 fois et ne l'a pas posé (elle avait gonflé et etait pleine d'oedeme), et lui demande de tenir encore. Elle a mal. Je la vois partir, je la seccoue doucement a l'épaule et lui demande de me regarder, j'ai vraiment cette impression qu'elle va tomber dans les pommes, j'avait arreté de lui donner le masque c'etait pire. Son tein est si pale et au fond de moi je me dit: si seulement je pouvais lui donner tout ce que j'ai comme energie, meme si je suis totalement epuisé, en 38 heures j'ai eu 2h40 de sommeil tout au plus.
21h48 je sens comme un truc, au fond de moi , je me dit ca viens mais la contraction a lieu et c'est pas la bonne.
21h53 miracle ca pousse si fort que je vois le haut de la tete de bébé, la sage femme et moi on lui dit: on a vu la tete faut que la prochaine tu pousses avec tout ce que tu as! Et la je vois ses yeux s'ecarquiller, elle nous croit pas: non vous dites ca pour m'encourager! c'est pas vrai! Je lui reponds que si, que la prochaine elle devra tout donner, alors sans y croire elle aquiesce.
21h58 ca vient elle pousse de tout ce qu'elle a. La tete apparait compressé, comme si il avait la peau de ses chiens : les sharpeys. Mais la tete reste a la moitié, coincée, mais fanny est comme régénérée et elle semble avoir repirs des forces. Je la regarde, je n'avais pas cessé de lui dire que j'etais fier d'elle, meme si elle me disait non, je suis pas forte j'y arrive pas. Et je lui redis. elle se sent prete.
22h05 contraction. Elle pousse. Bébé pousse. et la... La tete passe, les epaules passent, ca va vite, la sage femme dit (j'ai oublier de mentionner la seconde sage femme qui passait en renfort pour soutenir et qui nous a grandement aider) : prenez votre bébé ! Fanny n'y crois pas elle peut le prendre a la troisiemen contraction, elle le pose sur son ventre, on regarde c'est un pti gars ! ( on ne souhaitait pas savoir) Bizarrement ma fanny reprends un teint rosé un grand sourire (car oui j'ai passé l'image négative ou elle ressemblait a cette petite fille dans l'exorciste, et on ne pouvait rien lui demander)
Et oui le petit Berën est la posé sur le ventre de sa maman , je suis si fier, soulagé, heureux, de voir enfin la bobine de notre petit bébé, qui des avoir pris conscience qu'il n'etait plus dans le ventre de sa maman, a chercher de suite a tetouiller le sein de sa maman. Il n'a poussé qu'un petit pleure avant d'entendre nos voix et ... sa boite a musique que l'on posait sur le ventre de fanny et qu'a ces moments on pouvait le sentir se bercer.
Voila j'avait besoin de dire tout ca, c'est mais ca fait du bien on vous donnera des nouvelles... Mais bien sur que je vais vous donner son poids et sa taille : Bébé est le plus standard du monde ! 3.000 Kg pour 50 cm voila bonne journée a toutes et tous, un papa heureux qui va de suite rejoindre son bébé


















